Feedback concert de MATTEO MANCUSO le 05 Mai 2026 à l'Alhambra
- Amis de la Zic
- 7 mai
- 2 min de lecture
Le nouveau Goat du Jazz Rock était de passage en France pour une seule date. Il fallait être présent pour voir le phénomène.
Malheureusement, nous n'étions que 2 Zikers dans la salle 😟
Une Alhambra quasi Sold Out pour voir pour la 1ère fois le prodige Italien de la 6 cordes.
Autant vous le dire tout de suite, le niveau technique du Power trio Italien (Guitare, Basse, Batterie) est juste phénoménal. Ces gars là sont des extraterrestres sur le plan technique. Vous pourrez en juger sur les videos.
Ces trois jeunes Siciliens qui jouent ensemble depuis longtemps sont des virtuoses sans exception : du batteur Gianluca Pellerito, à la fois subtil et puissant, au bassiste Riccardo Oliva, au jeu mélodique, en passant par le guitariste Matteo, véritable maître incontesté.
Matteo est le digne héritier des grands du Jazz/Rock mais il est plus dans la lignée des Jeff Beck ( période Jazz/Rock), Joe Satriani , Steve Vai que des Larry Corryel, Chick Corea, Al Dimeola, John McLaughlin ou Larry Carlton. Avec Matteo, on est plus sur le versant Rock, voir Metal que sur le versant Jazz du Jazz/Rock.
Contrairement à la plupart des guitaristes électriques qui utilisent un médiator, Mancuso applique des techniques de fingerstyle classiques à son jeu électrique. Cette approche unique lui permet d'atteindre une fluidité, une articulation inégalées, le consacrant comme un véritable innovateur dans le monde de la guitare moderne, avec une virtuosité qui lui est propre.
Après, j'avoue que pour moi, il me manque le côté mélodieux. Le côté démonstratif est trop omniprésent à mon goût . Il est vrai que le côté wahouh est réussi, tellement il paraît facile pour Matteo de descendre son manche à la vitesse de la lumière. Sa virtuosité est époustouflante mais il m'a manqué un peu de chaleur, un peu d'émotion.
Chez Matteo Mancuso, les lignes sont hyper sophistiquées—beaucoup de variations, de débit. C’est impressionnant, mais ça laisse moins d’espace à des phrases simples qui “s’accrochent” immédiatement à l’oreille.
Matteo a joué principalement des morceaux de son tout nouvel album "Road 96".
Il a revisité « Chicken » de Holdsworth et Jaco Pastorius ainsi que le classique « Spain » de Chick Corea. Matteo a également rendu hommage au regretté Jeff Beck en interprétant le lumineux morceau de Stevie Wonder « Cause We've Ended as Lovers », tel que Beck l'avait joué sur son album Blow by Blow .
Matteo est encore relativement jeune artistiquement. Beaucoup de musiciens très techniques commencent par impressionner… puis, avec le temps, épurent leur jeu. Souhaitons lui l’évolution de quelqu’un comme John McLaughlin : au début très démonstratif, puis de plus en plus spirituel et expressif.

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