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Feedback sur le concert de BUDDY GUY à l'Olympia le 11 Juillet 2023

Je pourrai dire "j'y étais". J'y étais les amis. J'ai pu voir une dernière fois cette légende vivante. Probablement la dernière grande légende du Blues : Monsieur Buddy Guy !

Un Olympia archi-comble évidemment pour cet événement. Pour rien au monde tous les présents n'auraient voulu rater cet Adieu.

En 1ère partie, l'un des plus grands producteurs de la place. Monsieur Tom Hambridge. Ce batteur/chanteur a joué et produit pour tellement d'artistes que je vais me contenter d'en citer que quelques uns : Buddy Guy, Delbert McClinton, ZZ Top, Hank Williams Jr., BB King, Lynyrd Skynyrd, Meat Loaf, Johnny Winter, Roy Buchanan, George Thorogood, Keith Anderson, Susan Tedeschi, Van Zant. Un show de qualité avec l'exceptionnel pianiste Marty Sammons.

Les deux font partie du Band de Buddy Guy.


Parler ensuite du concert de Buddy Guy est forcément compliqué .

Je l'ai vu 3 fois dans les années 80/90 en pleine force de l'âge. Aujourd'hui à 87 ans, Buddy n'est plus tout à fait l'immense Buddy de l'époque mais qu'importe, Buddy garde un sourire quasi omniprésent sur scène, sauf lorsqu'il parle de son Maître Muddy Waters (La légende prétend que, sur son lit de mort en 1983, Muddy Waters aurait murmuré à l.'oreille de son protégé : «Mon garçon, je t'en conjure, ne laisse pas disparaître le blues avec moi.» L'anecdote est invérifiable. Mais les amateurs aiment à penser qu'elle est vraie. )

Il manifeste sa joie de jouer encore et toujours pour nous offrir non pas une simple collection de morceaux de son répertoire, mais bien une plongée en permanence dans l’histoire du blues.

Après avoir ouvert avec sa chanson signature, "Damn Right I Got The Blues", c'était une sorte de rétrospective de carrière - un vétéran faisant tout son possible pour dominer la scène comme à ses plus grandes heures, versant tout son sac de tours, pour un public aux anges.

Inutile de finir les chansons. L’essentiel est d’en trouver la saveur, façon dégustation à l’aveugle.


Certes, il doit aujourd'hui un peu masquer ses insuffisances techniques (liées à son âge uniquement, je rappelle tout de même qu'il est l'un des plus grands guitaristes qui ait foulé cette terre) derrière des excentricités que l'immense showman qu'il a toujours été maîtrise à merveille. D'ailleurs à la guitare, il est remarquablement secondé par le brillant guitariste Ric Hall dont on reparlera certainement très rapidement.


Durant tout le show, le public boit les paroles de Buddy, exalte au moindre solo de guitare; pas de blah blah dans les rangs, mais des centaines de paires d’oreilles et d’yeux en phase … l’Amour avec un A majuscule, quoi !

Un show d'1h15, certes c'est court mais Buddy assure le show debout du début à la fin et c'est déjà une sacré performance vu son âge et les excentricités qu'il continue à assurer.

Je regrette un peu la fin du concert un peu bâclée. Pas de rappel. Buddy présente son groupe. Envoie des médiateurs à la foule en délire. Signe des autographes sur le bord de la scène. Fait un petit signe de la main et sort de la scène fatigué. J'aurais tellement aimé une très très longue standing ovation devant l'artiste sur scène.


Le public savait que lorsque Buddy Guy sera finalement parti, les vieux bluesmen seront tous partis aussi. Cette génération d'hommes nés dans la dépression, principalement des Noirs du Sud, qui ont aidé à faire naître le rock 'n' roll – mais qui en ont à peine profité – restera un souvenir inoubliable. "La plus grande génération", en effet et Buddy Guy en est une tête de proue.


" Si vous n'aimez pas le blues, vous êtes au mauvais endroit ." dit Buddy Guy.

J'étais au meilleur endroit et j'en suis fier !







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