FOY VANCE (+ Bonie Bishop) au Café de la Danse le 15 Septembre 2026 🤩😍
Les Irlandais ... c'est quand même quelque chose !
En me rendant au Café de la Danse, je m'attendais à voir un bon concert. C'était la 1ère fois que je voyais Foy Vance sur scène et je suis toujours méfiant tant que l'épreuve de vérité du Live n'a pas eu lieu.
Et là ... une claque, une grosse claque. Un concert magique, suspendu.
Il n'y avait que 150 personnes dans la salle pour le 1er concert de Foy Vance à Paris. Quel désespoir ! Il faut savoir que Foy se produit à guichets fermés sur les scènes du monde entier.
Le monde ne tourne pas rond. Le monde musical n'est pas en reste. Que dire de la France, il y avait beaucoup d'angle saxons dans la salle !
Foy Vance est un artiste unique. Un grand artiste avec son propre univers, comme tout les grands. La musique et les textes sont d'une beauté incroyables (même si je n'ai pas toujours tout compris. L'Irlandais 🙄). Des textes souvent inspirés par la perte de son père, pasteur il y a 27 ans.
Au cours du spectacle hier soir, ils nous a annoncé vouloir nous raconter une petite histoire :
Le septième album de Foy Vance, The Wake (sorti cette année et dont il a joué beaucoup de morceaux hier soir, mais un album inédit, enregistré en novembre dernier et resté sans titre, revenait régulièrement.) marquait l’aboutissement d’un voyage de plusieurs décennies, façonné par une quête intérieure incessante et des révélations bouleversantes. Alors qu’il se produisait sur l’île espagnole de Lanzarote en janvier 1999, Foy a vécu sur scène un moment de transcendance sans précédent, avant d’apprendre le lendemain matin que son père avait été victime d’une crise cardiaque fatale cette même nuit. Submergé par le chagrin et animé d’une lucidité galvanisante, Vance a immédiatement décidé de créer sept albums inspirés par la perte de son père, un prédicateur itinérant qui avait installé leur famille dans le sud des États-Unis alors que Vance n’était qu’un bébé, et qui l’avait mis sur la voie de sa destinée en lui apprenant la guitare dès l’enfance.
Lors des concerts à Belfast, certains fans ont acheté des sièges vides pour des proches disparus !
Revenons à la soirée… et quelle soirée !
Cerise sur le gâteau, elle a commencé avec Bonnie Bishop en première partie. Totalement inconnue en France, Bonnie est pourtant un nom reconnu aux États-Unis, où elle a notamment remporté un Grammy Award dans les années 2000.
La Texane, qui a déjà plus de vingt ans de carrière derrière elle, est une chanteuse-compositrice hors pair, dans la lignée de Bonnie Raitt, Linda Ronstadt ou Emmylou Harris.
Mais pourquoi était-elle là en première partie, me direz-vous, avec un tel pedigree ?
Tout simplement parce qu’elle est la compagne de Foy Vance depuis quelques années et qu’ils ont produit ensemble le dernier album de Bonnie.
Un court set de quatre morceaux seulement, mais un set lumineux, qui nous a immédiatement plongés dans l’univers de Bonnie Bishop.
Puis Foy est arrivé sur scène sans esbrouffe accompagné de Bonnie Bishop et de Jeremy Stacey.
3 multi-instrumentistes exceptionnels sont arrivés sur scène.
Foy aux chants, à la batterie, à la guitare, au piano. Bonnie aux chants, à la guitare, aux percussions, et au piano. Jérémy aux chants, à la batterie, à la guitare et au piano.
J'avoue avoir été complètement scotché par la symphonie magistrale qui a alors démarré.
Avec Foy pas de démonstration ni de solos : tout repose sur un ensemble lumineux d’harmonies instrumentales et vocales.
Jamais entendu en live d'harmonies vocales aussi belles (Foy dit qu'il est très fier de se produire avec 2 des plus belles voix au monde et il n'est pas en reste). Dignes des Simon & Garfunkel, des Eagles, des America ou des C/S/N/Y.
Le silence régnait dans la salle comme suspendu devant un spectacle d'une telle beauté.
Son impressionnante moustache, digne de Salvador Dali, était parfaitement visible même du fond de la salle, et il possède le charme, la présence scénique et l'esprit vif d'un artiste et conteur né.
Sa voix est puissante et singulière, légèrement rauque immédiatement reconnaissable. Sa musique m'a fait penser à tour de rôle à James Taylor, Nick Drake, Jackson Brown, John Hiatt et aussi John Martyn pour son univers si particulier.
Foy a cette faculté incroyable de passer allègrement de morceaux hyper émouvants à d'autres très entrainants., sans jamais perdre le fil.
Sa musique, à la fois profonde et authentique, vous prend aux tripes. Sur scène, il vous touche au plus profond de vous-même, puissant et introspectif.
Foy a clôturé la soirée d'1h45 avec « Guiding Light » , il a quitté la scène sous les acclamations du public qui reprenait le refrain en boucle,
Sa musique a le pouvoir de vous transporter et de vous faire renouer avec votre humanité.
Au début du concert, je parlais avec un couple de Londoniens qui le voyait pour le 40ème fois. A la fin du concert, j'ai compris pourquoi !
Un véritable maître dans son art.
Mes videos ne rendent pas totalement justice à ce que l'on ressent dans la salle. En poussant les potards, ca devrait bien le faire quand même.
La prochaine fois ne loupez pas l'occasion unique de voir un grand Artiste.

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