ROBIN TROWER : Shine (2026)
Bien sûr, bien sûr, rien ne pourra égaler le groupe époustouflant des années 70/80 avec James Dewar mais quand même : respect Monsieur Trower !
A 81 ans, Robin Trower affirme jouer aussi bien que jamais et maîtriser parfaitement sa Stratocaster sur son nouvel album, Shine.
Combien de guitaristes de 81 ans peuvent se vanter d'aligner huit albums studio en une décennie ?
Quelqu'un peut il douter que Robin Trower soit l'un des plus grands guitaristes qui ait foulé cette terre ? Pas moi en tous les cas. Dès que l'on entend ce son, ce phrasé, c'est comme une empreinte digitale, qui identifie immédiatement son génial créateur.
À l'écoute de certains arrangements de Shine – le groove envoûtant et nocturne de Live Your Time, le wah-wah sensuel de The Race – on a l'impression qu'ils pourraient être rallongés et improvisés.
« Without You » est dans le même esprit, et vous pourriez vous surprendre à défier Trower de continuer, ou au moins de prolonger le solo de fin de quelques mesures, d'emmener la chanson au-delà de l'horizon (quand la chanson se termine, on a même l'impression qu'il est minuit passé).
Trower dit qu'il a raccourci ces morceaux – « pour que ça ne traîne pas en longueur !» – pour leur donner une certaine structure. Avec l'âge, il a appris la retenue. Il prend aussi grand soin de sa Stratocaster signature, usée par le temps.
Pas de révolution et la voix de Richard Watts est loin de celle de James Dewar certes, mais Robin est un artiste qui refuse le pilote automatique et continue d'affiner un langage qu'il a contribué à façonner il y a un demi-siècle. Plus lumineux et plus nerveux que ''Come And Find Me'', ''Shine'' est un superbe album et Robin Trower reste plus que jamais une Légende du Rock.
Comme le dit Robin "It's not time to pull away"

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