Woodstock 50 ans plus tard

Mis à jour : nov. 13



09 Novembre 1970, la France apprend la mort de De Gaulle. J’ai 16ans ½ et une énorme inquiétude me ronge. Le lendemain, Woodstock le film sort dans ma petite ville de province. Deuil national, machin, truc, on passe à la Mairie pour savoir si la projection est maintenue. Ouf le grand cérémonial ne commence que le 11 et en plus la ville est communiste.

Et tous les fans du lycée et de la ville se retrouvent dans la salle du Casino. 1968 est passé par là, le vent de la révolution souffle et les combats se préparent, contre la guerre du Vietnam, pour une reconnaissance des droits au lycée, pour une société plus humaine…Tout le monde a entendu parler du festival, mais c’est autre chose que nous allons voir.



La foule déjà, les bains de boue, les filles et les mecs qui se baignent nus, cette convivialité qui semble réelle, ces images en écran partagé. Et puis la musique. Les Who qui font exploser la scène avec Tommy, Alvin Lee qui joue plus vite que son ombre, CSN sans Young qui ne veut pas être sur le film, Janis et son blues incandescent, Country Joe qui hurle Giv me an F…pour un Fuck puissant. (Des années plus tard j’évoquerai ce moment avec Barry Melton le guitariste de Country Joe qui était sur scène, en lui expliquant toute la symbolique de ce cri pour nous, lycéens français). Et bien entendu Santana bien défoncé, Joe Cocker en transe, avant l’apothéose finale, quand Jimi s’approprie l’hymne américain avec en arrière-plan les GI’s se faisant massacrer dans les rizières.

Comme souvent la réalité est moins idyllique que la fiction. Pourtant le film et le festival restent une marque indélébile, comme si tout était possible….





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